25 juin 2009
Rouge
Rouge comme la couleur des éclairs qui illuminent nos nuits d'amour
Rouge comme ce peignoir de dentelle qui dévoile ton corps nu
Rouge comme cette étoffe légère qui ceint tes fesses rondes
Rouge comme ce chaud manteau un soir d'hiver, à la sortie du métro
Rouge comme ta robe de mariée, complément du vert de tes yeux
Rouge toi, bleu moi, mélange chromatique de nous
Rouge tes lèvres, qui dévoilent le sourire du bonheur
Rouge le ciel au couchant, regard depuis la balancelle
Rouge, couleur de la passion qui anime ton regard
Rouge la parure qui révèle l'éclat de ta sensualité
Rouge, tes joues au premiers frimas de l'hiver
Rouge, tes silences de colère, quand ton front s'embrume
Rouge, la chaleur de tes mains au coeur de nos ébats
Rouge, ce drap teinté froissé, vestige d'une nuit diabolique
Rouge, une séance rêvée sous un ciel bleu
Rouge, des mots que l'animalité révéle
Rouge, couleur de tes émois, de tes amours...
Lui
29 mai 2009
Ardemment
Nuit agitée, les nuages roulent un orage décadent, chaleur étouffante
Elle est dans mon lit sombre, lovée contre moi, corps de femme aux formes sensuelles
Mon regard se perd derrière son épaule, une ombre se détache sur le mur blanc...
Une ombre, mon ombre, double de moi, mon alter ego, émotion duelle
Nos caresses qui se précisent, qui se décident, ses cuisses qui s'ouvrent
Mes mains qui se perdent dans son intimité brûlante...
Mes mains qui sont aussi les mains de l'ombre, jeux à quatre mains
Ses mains qui se crispent autour du drap, cuisses qui se serrent
Une bouche, deux bouches qui la parcourent, qui la découvrent...
Pénétration doublée, gémissements rauques, cris de plaisir
Son bassin qui vacille, qui oscille, qui rythme la danse bacchanale
Elle, mon ombre et moi emmélés, enchevêtrés, ténèbres du désir
Elle se sent prise, éprise, reprise, sans méprise...
Plonger le vert de son regard au fond de mon coeur
Planter comme une lame d'amour, le fil affuté de sa passion
Jouer de nos assauts, pour ne retirer que le plaisir de donner
Donner ce qu'elle prend, et le rendre au centuple
Jouir, jouir...
Mais ne partager que le réel
Ma main balaie l'ombre envahissante, la rejetant dans l'obscurité
Il ne reste qu'elle et moi, intimement et à jamais complices...
Complices de notre vie, de notre amour, de notre jeu...
LUI
18 mai 2009
Ronde de nuit
Danse avec moi !
Brûlons nos corps de sulfureux accords.
Valsons comme les mots que l’on s’échange
Puis laissons les flammes verticales d’un langoureux tango nous embraser…
Ici, ma nuit n’a pas de feu.
Parfois l’attente s’épuise à raviver les sons ou les couleurs.
L’arythmie affolée de nos cœurs me manque, je ne sens que ce métronome lapidaire qui dépose et impose la veille.
J’emprunte tes mots, je les noie de vapeurs de souvenirs. Je les colore des pigments d’or et de bleu volés à ton corps.
J’empreinte ma peau d’une écriture à l’encre fantasque, évitant les ombres caverneuses trop vite jouissives, dessinant les trajets brûlants de notes lascives.
Je suis ta partition désormais vierge, tremblante du désir d’être marquée, jouée, exaltée dans le lyrisme d’une nouvelle symphonie.
J’ai froid.
Je me souviens d’une danse volée à nos fantaisies.
La musique déborde de mes hanches à mes bras, lancinante, harmonie liquide, flamme intérieure.
Je me glisse, serpente et me love vers la douce chaleur que tu m’offres au refuge désiré.
Contre-courant, contre-jour, contre et parti…
A rebours de l’absence, ce sont nos corps enchâssés, ondulant éternellement, qui exulteront.
Je cueillerai du bout de la langue les perles de la jouissance, celles qui chuchotent au sommeil, celles qui lui prodiguent les sourires de l’abandon au Nous.
Cara Mia
05 mai 2009
Souviens-toi…
Souviens-toi…
Je découvrais ton chez toi.
Souvenirs duels, duel de délices, double-anniversaire aujourd’hui.
C’était si euphorisant de pénétrer ton décor intime. Un peu comme une caresse avant les vraies. Nous venions de parcourir en diagonale les rues de la ville, toi au volant qui me servais de guide, et moi qui en prenais plein les yeux, plein le cœur. Oui, je suis tombée amoureuse de ton pays, de la joie de vivre qui y palpite pour exacerber encore la beauté et le caractère de chaque lieu.
Souviens-toi, nos regards qui s’accrochaient à peine… ne pas se river au risque d’oublier le monde, le temps et les choses. Danger sur une route si agréable mais si longue à parcourir avant de se retrouver vraiment.
Souviens-toi de nos mains qui cherchent à se réapprendre, du silence plein de frissons et d’yeux mi-clos en voile de plaisir qui a suivi…
Je me souviens…
Encore secouée de spasmes, les jambes flageolantes, je me retenais un instant au bord du lavabo de la salle de bains. Tu te profilais, te rapprochais immense, derrière moi. A cet instant-là, la caresse la plus émouvante fut celle de ton regard : avant même le refuge de tes bras qui m’ont encerclée, tes yeux m’ont possédée dans ce miroir.
Souviens-toi… notre reflet, ensemble, liés.
J’ai songé « nous »
Des larmes-sourires me sont montées aux yeux.
Souviens-toi… Toi seul as su me faire pleurer de jouissance…
Cheveux collées, décollés sur les tempes, baiser tendre et langoureux au creux du cou, chaleur de tes mains sur mes seins encore tendus. J’aime ces pauses, fleurs de tendresse accrochées aux marques rouges de notre désir, à même la peau.
Dentelles chassées on ne sait où, la nudité est naturelle entre nous, plus de jeu puisqu’on a retrouvé et uni nos ventres, nos âmes.
Tu es beau, j’ai parfois envie de te le dire davantage… mais tu sourirais avec cet air convaincu qui m’agace. Evidemment, mon regard ne te le répète que trop.
Et puis je me sens belle dans tes bras… enfin.
Le reflet du miroir renvoie cette image fugace, trop parfaite certainement, mais si évidente… celle de chacun de nous à sa vraie place.
Souviens-toi que nous l’avons contemplé sans rien dire ce tableau de nous, dégusté comme un mets de choix trop longtemps attendu au palais de nos faims, un vin qu’on a su faire vieillir avec patience et gourmandise.
Puis, les secondes émues se sont faites charnelles…
Souviens-toi de mes lèvres frémissantes quand j’ai senti ta virilité se presser contre mes reins cambrés, assoiffés de vertiges… de ma tête penchée en arrière, attentive à ces mots rien qu’à nous que tu as murmurés au secret de mes premiers râles… de cette douce chaleur qui nous a embrasés à nouveau, toujours renouvelée, toujours réinventée…
La lumière s’est voilée, les paupières en extase, les sens à plein régime.
Souviens-toi que ce miroir s’est fait la fenêtre d’un autre jeu, que mes fesses érigées rageuses t’ont cherché jusqu’à ce que ton sexe demande grâce…
Jusqu’à ce que tu…

photo empruntée chez Senserotica
Souviens-toi…
Je découvrais ton chez toi.
Souvenirs duels, duel de délices, double-anniversaire aujourd’hui.
Je déteste les « remember »… enfin, en général, quand il n’y a rien derrière, que de la mélancolie et de fausses promesses.
Je déteste les « remember »… enfin, pas ceux-là, pas les nôtres.
Parce que nous savons les rejouer au présent.
Et qu’ils éclairent l’avenir.
Cara Mia
02 mai 2009
Je me demande...
Oui, je me demande...
Comment est-il possible que l'homme avec qui j'ai le plus souffert soit aussi celui avec qui je partage le plus de joies ?
25 avril 2009
Réchauffement climatique
Juste avant…
Un après-midi qui se présente, des mails, des tableaux à remplir, des pensées qui s'envolent vers toi...
Envie de te retrouver, de te serrer contre moi, de respirer ta peau
Envie de plein d'envies, envie de plein de vie...
Passe le temps, vite, plus vite...
Cours, saute, vole, rapproche moi d'elle...
Toi Eole, mon ami, souffle les secondes, chasse les nuages
Jupiter et Neptune, alliez-vous pour pousser le sablier du temps et rejeter les vagues de l'oubli
Toi Vénus, viens me porter la grâce et la sensualité qui seront son fourreau et son parfum
Dieux de l'olympe, du mont Parnasse, dieux païens et dieu du ciel, tournez vos yeux de l'incandescence de son brasier
Que brûle à jamais le désir de sa chair, de son âme et de nos cœurs partagés...
Toi
Juste après…
Notre complicité, nos rires me manquent
Les délices découverts à cette petite table d’un restau de l’arrière-pays me manquent
Nos caresses silencieuses dans la voiture ou devant la télé me manquent
Les petits fours qu’on s’est donné à la becquée me manquent
Le champagne sur canapé me manque
Ce qui a suivi, si long, si savoureux, plus que jamais… me manque
Ton regard sur moi à la tombée du jour, étonné, anéanti de plaisir, me manque
Ton regard sur moi, indéfinissable, ce dernier matin dans le miroir, me manque
Toutes ces heures magiques, ces sourires, les gestes que tu as faits, tes attentions, ta tendresse surtout, tout ce qui fait que je t’aime et qui ne se remplace pas, qui ne s’achète pas, qui ne se joue pas… me manquent
Tous les mots que tu n'as pas encore dit sur ces quelques jours ensemble, si ce n’est que je te manque… me manquent
Nos joies me manquent
TU me manques...
Moi
17 avril 2009
Débâcle
Y paraît que ça fond… la banquise !
Un soleil timide, du bleu océan… j’ai pas retenu toute la recette, il me faut une piqûre de rappel je crois.
Donc, je m’échappe vers des chaleurs bienfaitrices et rassurantes.
Des vraies, pas en mots ou en vaines promesses : en peaux, en chairs, en regards, en tendresses, en rires !
Et pendant ce temps… et bien, j’sais pas moi, lancez un dé !
Si vous avez du bol, vous faites un bon score et vous tournez autant de pages… et vous tombez sur un texte sensuel et sympa (si, si, j’en ai commis ;-)
Et si vous n’avez pas de chance (ou beaucoup de paresse à compulser mes archives), vous risquez de percuter récemment un exemplaire de… comment dit-on en français châtié déjà ?... d’une logorrhée bien nauséeuse !
(Rhooo ! le pléonasme !)
C’est qu’on se culture sur les blogs aussi… parfois.
Enfin, pas ici.
Top baluchon et voilà des invitations à (re)lire mes écrits paléolithiques (oui, ceux d’avant mon ère glaciaire…)
Sinon… euh… sortez ce blog de vos favoris ;-)
Des bisous (à ceux qui veulent et sans langue bifide…)
Bonnes vacances !
Cara Mia
12 avril 2009
Il m'a dit...
Et si, la Méditerranée était l’Atlantique...
Et si, l'ouest se levait à l'est...
Et si, j'étais des seventy's plutôt que des sixty’s...
Et si, tes vingt ans avaient rencontré mes vingt ans...
Et si, ta rue donnait sur ma fenêtre...
Et si, toutes les nuits tu n'étais plus un rêve mais une réalité...
Et si, la vie prenait la couleur, chaque jour, de tes yeux...
Et si, la folie bousculait nos conventions...
Et si, pour moi, tu portais une robe blanche...
Et si, tes vacances étaient les miennes...
Et si, tes désirs prenaient corps...
Et si, le bonheur frappait chaque soir à ta porte...
Et si, nos fantasmes se nourrissaient à chaque seconde de nous...
Et si, ton sourire explosait sur mon cœur...
Et si, ...
28 mars 2009
Fragrance
Un souffle de printemps avant l’heure, un astre aux lueurs timides que le vent léger rend fou… le soleil s’insinue partout !
Mon cœur s’affole, l’ascenseur est un sas interminable, je ne sais sur quel pied danser, les mots des couloirs bruissant jusqu’au cristal des rires, des fragrances angéliques.
Je sais qu’elle m’attend et je scelle par des murmures les promesses que je me suis faites… déjà, ne rien oublier, tout graver… le reste m’appartient.
Peaux qui se frôlent, regards qui s’affolent, nos corps se pausent puis s’apprivoisent, le plus simplement du monde. Après, bien après que nos âmes se soient enlacées… Il ne reste plus que des évidences… de chair et d’âme.
C’est si simple et doux, comme un apaisement entre deux batailles.
Mon cou s’offre, mes mains se font légères… surtout ne pas la brusquer. C’est un moment à part. J’ai laissé la "prédatrice" sommeiller, elle prend tellement de moi.
Et puis c’est elle qui me surprend !
Je ne fais bientôt plus que recueillir ses baisers passionnés qui me creusent, qui façonnent et aiguisent des envies bien plus acérées… je ressens cette vague furieuse qui me surplombe puis se retire pour ne jamais m’emporter… nos lianes s’entremêlent sauvagement, nos pudeurs s’apprennent l’indécence…
Goutte à goutte, les secondes s’accélèrent, le sang bat aux tempes.
Pas le temps, pas le temps…
Dans ma tête aujourd’hui perle cette bulle de Nous, miroir incandescent de nos découvertes saphiques. Le brouillard est incongru au printemps, il recouvre pourtant ces saveurs, ces parfums d’avant, les émotions se grisent autour, trésors volatiles… je dois les convoquer, les colorer à nouveau. Je m’en veux d’être raisonnable, de devoir m’effacer.
Fabuleuse mémoire ! Dans ce jardin secret, les contours de ma vie se suturent petit à petit… c’est fou ce que les souvenirs peuvent apaiser… presque comme l’espoir.
Et j’ai besoin certains soirs de caresser ce cristal limpide et fragile, profond comme le noir de ses yeux.
Pour que cette part de mon cœur automate reste en vie.
Cara Mia
18 mars 2009
Mia Mort

Une nuit je m'endors avec lui
Mais je sais qu'on nous l'interdit
Et je sens la fièvre qui me mord
Sans que j'aie l'ombre d'un remords
Et l'aurore m'apporte le sommeil
Je ne veux pas qu'arrive le soleil
Quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin
Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Oh ! Je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète
D’une autre planète...
Quand il me serre tout contre lui
Quand je sens que j'entre dans sa vie
Je prie pour que le destin m'en sorte
Je prie pour que le diable m'emporte
Et l'angoisse me montre son visage
Elle me force à parler son langage
Mais quand je prends sa tête entre mes mains
Je vous jure que j'ai du chagrin
Et je me demande
Si cet amour aura un lendemain
Quand je suis loin de lui
Quand je suis loin de lui
Je n'ai plus vraiment toute ma tête
Et je ne suis plus d'ici
Non, je ne suis plus d'ici
Je ressens la pluie d'une autre planète
D’une autre planète...
Véronique Sanson
28 février 2009
Savoir rester à sa place
Savoir s'arrêter quand on est allé trop loin, trop haut
Savoir se retourner quand il faut
Savoir se dire "c'est fini"
Savoir noyer son corps dans l'ombre quand il est trop lourd à porter
Savoir encaisser les échecs, les humiliations
Savoir admettre "c'est plus pour moi"
Savoir garder ses maux et ses amertumes, ne plus les étaler ici
Savoir dire adieu, ou même simplement au revoir
Vanité
Je n'ai jamais su... Mais il le faut bien. J'apprends.
Alors, c'est la dernière fois.
Cara Mia
17 février 2009
Fille de joies
« Pourquoi aime-t-on ? Est-ce bizarre de ne plus voir dans le monde qu’un être, de n’avoir plus dans l’esprit qu’une pensée, dans le cœur qu’un désir et dans la bouche qu’un nom… » (Maupassant)
Elle cherchait à se fabriquer un visage parfait, séduisant, attirant.
C’était à grands renforts de brosse chauffée qu’elle lissait sa longue chevelure, avec application qu’elle traçait le sillon noir au ras de ses paupières rehaussées d’une poudre légère et dorée.
Des « ailes au coin des yeux », luisants comme des escarboucles, un grain de beauté au coin de l’un, comme une étoile sombre, couleurs de feu des sous-vêtements qu’elle avait choisis pour l’occasion, éclat vermeil de ses lèvres impatientes.
Et au milieu de cette âme ardente éclataient seulement ses yeux brûlants de ce désir qui l’avait toujours animé, qu’elle ne pouvait maquiller, qui engloutissait l’ombre comme le rayon vert précédant la nuit.
Une vamp, parlons-en ! Tout au plus une starlette qui aime jouer à l’amante religieuse… une fois oubliées les parures de nuit, elle ne rencontre au miroir qu’un sourire de rasoir.
Et lorsque le champagne s’évapore dans le temps feutré de sa solitude, seul le bourdonnement de la télévision lui cogne encore à la tête… ça, et son prénom, inlassablement.
Elle ne serait jamais sur les photos… du moins pas celles de son album de famille. Peut-être sur des clichés volés, parmi ses potes, ceux de la nuit.
Elle ne serait jamais sur des cartes postales, celles qu’elle brûle d’envoyer. Son nom déguisé, son prénom seul, sur des notes d’hôtel, celles qu’il vaut mieux brûler ou confier à des corbeilles, sur des aires d’autoroute…
Elle ne pourrait jamais lui offrir de bijou, s’enchaîner à son cou ou sertir son doigt, comme elle le rêvait à l’âge où elle jouait à faire des gâteaux de Peau d’Âne.
Elle se glissait encore contre lui, image persistante dont elle se délecte. Son corps ophidien frôlant le sien, aimanté, recréant le cocon éthéré d’une union qui jouait à l’éternité, jetant la pierre de la marelle jusqu’au ciel, à chaque fois. Elle sentait les battements de son propre cœur, obstinés, répercutés par sa poitrine à lui, puissante, impénétrable… la chambre sentait bon la fleur d’oranger, ouverte qu’elle était sur la grande salle de bains, et la chaleur suave des radiateurs les enveloppait de traces de caresses encore palpables.
Il avait eu soif d’elle, dès le début. Et elle s’était liquéfiée, offerte comme un breuvage exquis et délicieux, comme une unique fois, comme les autres fois… comment savoir que ça durerait ? Elle lui avait tout donné parce qu’il y avait urgence à vivre, à jouir, à être heureux, tout simplement. Et puis il était revenu. Elle était revenue.
Hier encore, elle l’avait suivi patiemment le long de cette route sinueuse, le long des trottoirs, à cinq pas en arrière, discrètement, volant plus que marchant jusqu’à son bureau, repaire improvisé de plaisirs rapides.
Collision sauvage. Après avoir tant donné, elle prend aussi… un peu.
Ils se connaissent par corps. Son cœur à elle détale vers l’heure qui suit. Ils vont jouer.
Comme elle a déjà joué à être sa femme, elle joue aujourd’hui à être sa collaboratrice.
Dans ce joli petit restaurant, ils déjeunent du bout des lèvres, des lèvres qui se retiennent de rire, qui mélangent le « tu » et le « vous », qui se taisent sous des yeux qui se dévorent.
Plus tard, l’hôtel, une sieste d’après-midi, comme s’en offrent les amants…
Des moments de paresse tendre entre les draps blancs chiffonnés, comme s’en offrent les amoureux… des instants de grâce. Les seuls.
Et après…
La nuit leur appartient.
Enfin, au moins jusqu’à trois heures du matin !
Elle avait osé désirer vivre d’autres moments, des sorties publiques, des matchs, des dîners… Il les lui avait offerts petit à petit comme un don émouvant, un simulacre de bonheur. La promesse mort-née d’une vie à deux.
Peut-être était-ce aussi un jeu dangereux… parce que chaque départ était un vrai, aussi douloureux que l’ultime. Parce que les rires, la complicité et même les jalousies ne faisaient que les rapprocher davantage.
Et puis demain… elle retrouverait le glas du départ, le silence d’un téléphone qu’elle préfèrerait couper, comme à chaque fois.
Et un jour ou une nuit, elle lui rendrait tout. Elle se rendrait.
Solde de tout compte.
Chacun sa place.
Mais demain, ça peut être encore loin !
Alors fermer les yeux, sourire, aimer, gémir, hurler, jouir, se faire une seconde peau de caresses…
La porte qui claque, ses pas qui s’estompent, étouffés par la moquette du long couloir.
Au creux de son ventre, le plaisir ne se dilue pas, lui. C’est une épine qu’elle s’est enfoncée elle-même, lui semble-t-il.
La fille de ses joies, peau arrachée, première, seconde ? Pauvre sourire,
Perdue dans ce lit soudain trop grand, elle sait pourquoi elle dort seule.
Elle se souvient…
Elle n’a pas été celle qu’on étreint au petit jour… ou si peu.
Celle qu’on regarde dormir.
Celle qui peut tout partager, bon ou mauvais.
Elle n’aura pas été une fille de joie non plus… il aura été le seul.
Elle effleure distraitement l’étoffe sombre de la robe jetée au sol, le cadeau qu’il vient de lui faire. Elle n’en a pas reçu beaucoup de lui, mais à chaque fois, elle a senti qu’il n’aurait pas fait cela pour n’importe qui.
Non, elle n’aura pas été n’importe qui.
La fille de ses joies.
Pour le moins…
Cara Mia
07 février 2009
Une autre étoile
Ignores-tu que chaque jour, chaque nuit, dans l’espace infini, certaines étoiles absorbent tant de lumière qu'on ne pourrait pas les voir ?
Ce sont les trous noirs, béants, avides, mystérieux, impatients…
Et il y a certaines nuits où mon désir m’éveille avec cette sensation cosmique au creux du corps qui me broie jusqu’à l’âme… un sentiment d’impuissance insupportable à retrouver cette lumière que j’ai absorbée et à la faire scintiller sur ma vie.
Vide.
Alors, mes pensées folles puisent au miel des souvenirs, des envies hébergées dans ce formidable laboratoire d’alchimie qu’est la mémoire de l’amour.
Des pensées qui papillonnent et se fondent dans le silence de mon sanctuaire.
Peu à peu, des pétales d’or scintillent sur le printemps de mon cœur rêveur, mon corps se diapre de lueurs timides, mes yeux les ressuscitent, les feux de nos désirs…
L’instant d’un soupir évasé, d’un voyage microcosmique, d’un vertige qui nous a fondus en Un.
Je bascule dans ce gouffre hors du temps, mes mains s’égarent peut-être, je ne sais plus.
La jouissance me flagelle de ses rayons éblouissants…
Elle est toujours au-dessus de moi ici, de toi là-bas, de nous séparés ou unis, passé ou présent… Notre étoile.
Ô toi, passant imprudent, spectateur de mes nuits de mystère, ne crains-tu pas que je t’absorbe, te dévore et ne te rende jamais à ton monde ?
Cara Mia
01 février 2009
Centième
Je me souviens de mes doigts empressés, cavalant derrière l’idée fugace, enrobant la forme imprécise de méandres noirs…
C’était avant ce clavier, je n’écrivais, ne dessinais que pour moi.
C’était avant d’être on-line et de livrer mes liners, mes nus, mes rires ou mes tripes.
Avant d’envahir vos pupilles vagabondes ou vos conduits auditifs curieux ou juste errants.
Un regard…
Qu’attend-elle Miss Cara Mia ? Juste un regard sur ce qui sourd, coule et se répand de son esprit tapageur ou timide, de son ventre ou de son cœur… tout simplement. Un regard peu importe qu’il soit bienveillant ou indifférent, les jugements glissent sur elle comme l’eau de son bain.
Ici, elle peut dire tout ou peu… mais les mots comme les images sont toujours d’une force redoutable, non ?
Ici, rien n’est tiède…
Cara Mia, c’est une représentation de moi, une sorte de complétude désincarnée m’a-t-on dit, mais tellement moi en même temps ! Derrière celle qui se paie le luxe (en souriant de honte) de vous parler d’elle à la troisième personne aujourd’hui, il y a celle qui se pose devant l’écran au petit matin, dépitée de n’avoir pas su séduire suffisamment Morphée.
Il y a la petite fille aux grands yeux de source, inquiète, retenant ses sourires et ses peurs.
Il y a la femme-enfant, la maîtresse-femme qui arrache à la virtualité rebelle tous les fruits des possibles… parce qu’elle rit de se jouer des apparences et qu’en somme, elle veut du vrai.
D’ici et de plus loin, les mots se sont posés, pas comme des cadeaux mais bien présents tout de même... alors merci !
Il y a eu des mots tendres et consolateurs, des signes émouvants et familiers, de doux délires complices, des fous-rires et puis d’autres mots inconnus ou surprenants qui se posaient, inattendus, sous mon regard, comme des caresses ou des épines.
Rien de grave au pays imaginaire... Lui m’a appris à les retirer, à ignorer la douleur, à la laisser s’apaiser au fil impavide du temps ou de la toile.
Mais il y a aussi une forme d’aliénation… Vous l’avez ressentie vous aussi un jour ou une nuit, peut-être plus longtemps ?
Est-ce une malice dissimulée en moi ou le propre de ce monde… je ne sais encore quelle part des deux prédomine. Seulement, j’ai eu de la colère, des morsures, une exaltation certaine parfois : soumise à cette électrique clarté de l’écran comme à la blancheur d’une toile ou d’une page vierge en leur temps. Des heures durant… Révoltée contre le désir, l’amour, le manque, l’objet de mes feux qui m’inspirait, contre moi qui m’éviscérais pour rendre la profondeur de ces sentiments à sa justesse. Etre l’esclave de ce que vous pouvez appeler de l’exhibition (et que j’appelle aussi création parfois) condamne… Toutefois, quel bonheur lorsque l’on a rendu ce que l’on souhaitait !
Rien n’est jamais neutre ou anodin ici pourtant, souvenez-vous… ma peau, mon cœur s’inscrivent en filigrane de tout.
Souriez à mes joies, emparez-vous de mes amertumes, possédez un instant mes images… tout ceci est pour vous mais c’est surtout moi…
Chaque lueur que je dépose dans ces eaux, je l’ai arrachée de mes ongles à ma propre chair… j’aurais pu en crever parfois, d’autres fois elles m’ont fait revivre ! C’est un combat étourdissant à livrer pour et contre soi-même.
J’ai mal face à l’incompréhension de ceux que j’aime.
Ou quand il n’y a rien, rien d’eux… ma vie durant, tout sauf l’indifférence !
Alors j’efface, je passe, je respire mes rêves mouillés… tendre amour
J’attends un autre jour.
Le meilleur, c’est toujours Demain…
Cara Mia
27 janvier 2009
Cette année, je "voeux"...
Je vœux dessiner à l’encre fantasque de nos nuits
Juste le fil dévidé débridé de nos envies
Je vœux clore les chemins mouillés de pluie
Juste se rouler dans les arcs d’un ciel fleuri
Je vœux t’attendre encore, le corps au cœur battant
Juste incendiée de tes murmures déments
Je vœux des plaintes sourdes, des feulements excitants
Juste nos danses passionnées, le mors aux dents
Je vœux ailer mon cœur et mes espoirs d’infini
Juste la caresse entière, tête et corps unis
Je vœux drainer les plaies de peine, de jalousie
Juste garder l’empreinte qui fait grandir, évite l’oubli
Je vœux que tu me parles parfois comme à une étoile
Juste que tu me rêves, me captures et me dévoiles
Je vœux pouvoir encore en témoigner sur la toile
Juste libérer des scrupules noueux ma grand-voile
Je vœux sur mes rivages de monts sauvages et de douces vallées
Juste te bercer sur mon sein, en escales répétées
Je vœux t’échouer, t’ensabler, te boire sur ma voie lactée
Juste t’aimer, ne plus te laisser naviguer
Cara Mia
J’ai été taguée par Yoyostéréo et par Libertango… Merci ! Copie rendue…sourire
Je ne tague personne mais ceux qui le veulent bien peuvent aussi émettre à leur tour leurs dix vœux…
16 janvier 2009
Le derrière de l’amour

Photo de Dimitry Martinson trouvée chez Angerotica
J’avais toujours eu tendance à me cacher, j’ignore pourquoi. Sans doute de vieux complexes et le vice de certains regards appuyés, de ceux qui salissent.
Mais avec toi c’était différent, tout était différent. J’étais presque fière lorsque après l’amour, je me dressai alors, conquérante et conquise, drapée de nacres humides et de traces rosées, l’empreinte possessive de tes membres, du don de toi.
Nos regards complices en disaient plus que chaque mot, chaque vaine promesse. Il n’y avait de promesse que dans l’instant d’après.
Nous passions des nuits et des journées à nous aimer, sans pendule, ici ou là, chez toi ou chez moi, de voitures en chambres d’hôtel, de nids d’amour en recoins improvisés.
Ce matin-là nous avait encore éveillés à l’aurore avec des appétits de gamins insoumis. Tu voulais faire de moi la plus heureuse des femmes et tu y parvenais. Quand tu étais là…
Ce matin-là, nos sourires espiègles et nos jeux avaient effacé le bruit de la pluie au dehors.
Je me lève enfin, nonchalante. J’aurais pu dissimuler mon visage sous mes cheveux, emporter une relique de tissu pour y nicher mes fesses… mes fesses. Oui, tu les aimes, tu ne t’en sentirais même pas coupable ! Moi je me débine avec ta friandise que je darde un instant, malicieuse, devant ton visage apaisé.
- Tu veux me parler comme font les amoureux ou bien causer de la levrette ?
Je n’attends pas ta réponse et m’enfuis dans la salle de bains.
La porte claque. Je ne sais si tu vas me rejoindre, tu es si imprévisible quand je te lance une invite : tu es capable de me faire languir pour mieux décupler ma faim !
Mais peu importe… je suis bien. Les yeux clos, je déguste les parfums de stupre qui s’exhalent de mon corps avec l’eau tiède. Je suis nulle en chimie mais ça doit porter un nom. Ça m’envahit, ça ressurgit, ça se mélange avec les images de chaque geste d’impudeur encore si frais. Le pommeau de la douche devient comme une fontaine de nous, je m’en lècherais presque les doigts !
C’est sucré et doux, comme une pluie d’été, comme ce souffle plus frais que je sens tout à coup sur ma nuque, comme le frisson qu’il allume et qui parcourt ma colonne vertébrale… je la voudrais interminable quand tu es là, derrière moi.
Et pourtant, elle s’arrête ici, au bas des reins.
Et ton souffle aussi.
L’attente est démente. Je ne bronche pas.
Le vrombissement de l’eau, le clapotis mélodieux d’un robinet mal fermé, mon cœur qui cogne dans chaque cellule de mon corps. C’est toujours ton souffle qui s’insinue dans la raie de mes fesses, qui me fait déjà l’amour…
L’onde ruisselle, tes mains me saisissent brusquement aux hanches, je me noie, cambrée vers cet infini d’où surgira ta langue ou ton sexe mais bon sang, que tu me prennes !
Tes lèvres me boivent, tes doigts me fouillent puis m’agacent à peine, sadiques, l’univers peut bien tanguer, il n’a plus ni queue ni tête, notre apocalypse est une pluie de joie !
Tu n’as de cesse de t’éterniser dans tes pauses, tu m’observes me tendre, m’embraser, danser devant toi, m’offrir dans des râles que tu t’amuseras à imiter ensuite, lorsque nous rirons ensemble de mes pertes de contrôle.
Et Dieu sait si je t’aime ! Même si Dieu s’en fout…
Ce ne serait pas si fort si nos bouches silencieuses n’étaient pas chargées de tous ces mots d’amour silencieux devenus inutiles, ceux qu’elles savent si bien mimer.
Mon derrière ne viendrait pas à ce point à ta rencontre, plein et délié, esquissant déjà des soubresauts d’anticipation.
Crucifiée, pendue aux carreaux glissants, il me semble renaître lorsque tu m’envahis enfin.
Tu as toujours su me délester de toutes mes armures dans ces moments-là.
Et moi, ai-je su ainsi te nourrir, ai-je tourné la clef de tes silences ?
Ta bouche s’amarre enfin au creux de mon cou.
Soupirs conjugués.
Plus tard, tu me diras que tu as entrevu le cul du Ciel !
Cara Mia
10 janvier 2009
Sept capiteux péchés
En ce début d’année, je reviens tout doucement mais sûrement…
D’une part, vous offrir mes vœux et vous dire que je ne vous oublie pas
D’autre part, symboliquement, Lui offrir à nouveau ces mots, les tout premiers, pour continuer ici, ensemble…
Parce que je les ressens plus que jamais.
Parce que 2009 a bien commencé, très bien commencé…
Et au diable les convenances et les esprits chagrins ! Qu’ils se terrent dans l’hiver !
Vous avez eu froid ?
Moi oui… Mais plus maintenant !
Désir, désirs de tout l’être…
Caresses diaboliques imaginées, abolies, si fragiles
Caresses caprices appréhendées, les idées sont érectiles
Caressons-nous de vœux de joie péchés en chaque lettre
Grain, grain de ta voix…
Serments d’amance brûlant tes lèvres en litanies latentes
Sarments d’un feu aliéné que chaque murmure invente
Serre-moi de tes sentences, suaves offenses soufflées au fil de soi
Prunelles, prunelles voraces
Regards reliés aux maléfices de l’ombre nous attisent
Regards dessinant à l’encre fantasque nous hypnotisent
Regarde-moi au-delà de me voir, réelle, brebis et rapace
Pulpe, pulpe des doigts…
Toucher malin électrise, se fige, s’empresse et s’impatiente
Toucher céleste, sans censure, rampe, galbe et serpente
Touche-moi dans ce silence suave et volatile sans foi ni loi
Parfums, parfums poudrés d’étoiles
Peaux lumières aux effluves secrètes, enivrantes essences
Peaux lunaires soumises aux malices d’une nuit d’errance
Pose, impose-moi de sirupeuses débauches sous voiles
Lèvres, lèvres aux arômes doux amers
Baiser sucré d’amour ou profond qui mord, friandise érotique
Baiser succulent et vénéneux « encore », l’oubli a un goût thanatique
Baise ma bouche, tendre vaniteuse qui tente et tend à te plaire
Pensées, pensées coupables s’envolent
Rêve de trêve et de chute chimériques dévoilé dans l’indécence
Rêve angélique et sombre de tout consumer à l’acide élixir des sens
Rêvons de ce Nous perpétuel brisant les strates pernicieuses de nos rôles
Cara Mia
26 décembre 2008
#
Pause tout court...
17 décembre 2008
Pause divine
"Tu bosses encore ? Ou tu lis tes mails ?
Paresseux va ! :)
C'est pas tout ça mais moi, j'ai mille choses à faire : prendre une douche, me laver les cheveux, et...
Do not disturb !"
"Sous la douche
Tu te touches
Do not disturb
Tu te masturbes
Pensées volages
Profond doigtage
Moi, ton fantasme
Et jouir jusqu'a l'orgasme
Si je prenais un bain ???"
"Hmm ! Viens dans ma piscine...
Des envies en sourdine se mutinent
Tes intentions se dessinent
De ma bouche grenadine
A tes doigts qui lutinent
Mes lèvres se coquinent
Ta main se fait badine
Chinant, claquant mes collines
Souffles, vapeur, perles cristallines
Rires mouillés, chairs ventousées qui dégoulinent
Puis ta voix féline, mes intentions câlines
Derrière la vitre, seuls les sons nous devinent
Le plaisir nous injecte sa "mort fine"
Ah ! longues heures que tes surprises assassinent !
Je suis pour toujours ta joyeuse ondine
Et toi mon amour, mon adrénaline..."
05 décembre 2008
Hurricane
Toi ! Toi !
Ne me lâche pas, ne me lâche plus !!!
Tu me pris dans tes bras sans même que j’ai le temps de te regarder.
Ce fut comme une lame de fond qui nous enlevait, une ivresse sans alcool, remontée direct à la tête, basculement dans une onde invisible, de celles qu’on ne peut qu’imaginer autour de soi.
Une tornade irrépressible qui nous secouait, nous roulait, nous bousculait, nous emportait et nous relâchait…
Toi ! Toi ! Seulement Toi !
Ne me lâche pas, je tomberais, plus de sol sous mes pieds !
Amarrés l’un à l’autre, vêtements arrachés, jetés comme des mues inutiles, corps tangués, lèvres soudés, meubles heurtés, tasse brisée… premiers soupirs, premiers cris. Tu me guides, je chavire.
- Ce soir, je te veux belle comme jamais, je t’emmène dans un endroit spécial. Tu connais ce genre de lieux, mais pas un qui l’égale, celui-là. Et nous ne serons pas seuls…
Escapade…
La nuit glacée nous offre un écrin des plus lumineux, je sens monter une magie qui ne s’enfuira pas avec le jour, je m’enfonce avec délices dans le théâtre de nos jeux.
Cette nuit-là, en rentrant, nous avons d’abord fait l’amour avec lenteur, délicatesse. Le plaisir montait en moi, lentement, contrôlé, plus puissant à chaque fois, mes jambes repliées sous les tiennes, je dansais nonchalamment sur ton corps tendu jusqu’à ce que je sente ton sexe gonfler à nouveau, m’emplir doucement, plus loin… saveur d’une nuit unique, celle qu’on ne doit pas gâcher, désir lancinant, insolent, de ceux qui savent me submerger d’une tendresse immense, presque douloureuse lorsqu’enfin, les larmes de mes yeux brillèrent dans les tiens.
Ton regard… si dur et si doux l’instant d’après, froid, ténébreux, ironique ou bien charmeur, pétillant, profond… à s’y perdre, à m'y retrouver… je reste là, échouée, bouleversée.
- Tu as aimé mon amour ?
- Oui, surtout maintenant, là, que tous les deux…
Silences complices
Tu ne les quittes pas, mes pensées du soir !
Oui, il y a une semaine... ce souvenir me brûle profondément cette nuit.
Les autres et leurs souffles, leurs chairs, leurs regards, l'excitation qui monte... et puis toi, toi toujours, toi qui les fait s'évanouir dans l'espace : je n'ai que toi en point de mire, toi mon amour, lumineux au milieu des ombres qui se tordent dans leurs murmures feutrés.
Souvenir d'une soirée rouge et or, d'une nuit saphir, d'une matinée bleue, de moments parfaits, tendres et torrides à la fois.
Des silhouettes dans le miroir solitaire de ma chambre qui m'évoquent celui qui nous réfléchissait, là-bas, au 7è étage.
Ta présence invisible qui ne me quitte pas.
Tu m'as marquée encore une fois, profondément, éternellement...
Je jouerai ce replay cette nuit.
Toute la nuit.
Cara Mia
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